Chronique Une démonstration ghibon

Trois romans pour traverser l'hiver

Il y a des livres qu'on lit en été, vite, entre deux trains. Et il y a ceux qui demandent une couverture, une lampe et trois heures devant soi. Voici les trois que nous avons gardés pour janvier.

Le premier

Un roman lent, où il ne se passe presque rien pendant cent pages, et où l'on comprend soudain que tout s'est joué dès le premier chapitre. Le genre de livre qu'on repose en se disant qu'on va le relire.

Le deuxième

Plus court, plus sec. Une voix qui ne s'excuse jamais. À lire d'une traite, de préférence un dimanche où personne ne vous attend.

Le troisième

Celui dont tout le monde a parlé et que personne n'a fini. Nous l'avons fini. Ça valait le détour, mais il faut passer les soixante premières pages.

Prochain rendez-vous : la rentrée de janvier, et les livres dont on n'a pas parlé.

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